Je me souviens très bien de notre première rencontre. Pas parce qu’elle était spectaculaire, non, plutôt parce qu’elle était lumineuse. Coline a ce genre de présence douce mais magnétique, comme une voix qui précède le silence et le rend plus dense encore.
Elle m’a parlé avec chaleur, avec cette manière bien à elle de t’écouter vraiment. Et pas juste avec les oreilles, mais avec le cœur.
À l’époque, je ne savais pas encore que sa voix pouvait remplir une salle entière sans micro et sans artifice. Mais j’avais déjà compris qu’il y avait, chez elle, quelque chose de rare : une passion vibrante, une énergie généreuse, et cette conviction tranquille que la musique peut (et doit) nous transformer.
Tout commence par un “pestacle”
À 4 ans, elle organisait des concerts improvisés dans le salon familial. Elle jouait au chef d’orchestre, montait ses petits spectacles, la musique à fond, invitant sa famille à assister au “pestacle” du jour.
À 7 ans, sa mère l’emmène voir un opéra à Rennes. Coup de foudre immédiat. Les voix puissantes, les robes éclatantes, l’éclat d’une scène plus grande que nature. Elle sent alors que tout fait sens. Elle ne le savait pas encore, mais ce jour-là, une graine d’éternité s’est plantée dans sa voix.
“J’avais des papillons dans le ventre. C’était magique. Un souvenir gravé pour toujours.”
L’immensité de la scène : pour la petite Coline, c’était un monde parallèle, un monde où elle savait instinctivement qu’elle voulait vivre.


Une formation entre exigence et émerveillement
Des Conservatoires de Vannes et de Rennes, jusqu’au Conservatoire de Paris et à la Sorbonne, Coline a suivi un parcours exigeant, passionné. Elle a étudié auprès de figures majeures comme Leontina Vaduva et Jennifer Larmore, et incarné des rôles iconiques, dont Pamina dans La Flûte Enchantée de Mozart.
« Un bon texte transmet des émotions fortes. C’est tout ce que je veux. »
Mais ce qui frappe le plus, c’est qu’elle a gardé intacte cette flamme d’enfance. Ce regard émerveillé sur la musique, elle n’a jamais perdu de vue ce qui l’anime profondément : la voix, mais surtout ce qu’elle permet de dire du monde.
Et en 2016, c’est l’envol. Elle chante à Sofia, en Bulgarie, dans un concert consacré à la poésie lyrique. Le chant devient alors, pour elle, autant un art qu’un langage universel.
La voix comme transmission
Cette même année, elle commence à enseigner. Et quelque chose se passe…
Elle découvre une autre facette de son art : la transmission. Voir ses élèves s’épanouir, progresser, se redresser un peu plus après chaque note… C’est une forme d’évidence.
“J’ai vu leurs voix se libérer. Leur regard changer. Comme si, à travers le chant, ils reprenaient possession d’eux-mêmes.”
C’est là que naît une autre passion, tout aussi forte : l’accompagnement.



Une voix engagée
Coline n’est pas du genre à garder ses secrets bien au chaud. Elle croit profondément en la transmission, au pouvoir des belles connexions, en la capacité des êtres humains à s’élever ensemble.
Elle co-écrit Éclats d’Opéras, prête sa voix à des créations contemporaines, comme Symphonie à la mer d’Antonio Santana, et chante à Paris lors de la remise du Prix Nobel Alternatif de Littérature à Maryse Condé.
Aujourd’hui encore, elle partage son temps entre Paris et la Bretagne, entre coaching vocal et scène. Elle travaille avec des experts et des metteurs en scène, tout en continuant à chanter dans le Chœur de l’Opéra National de Montpellier, où elle est titularisée depuis 2022.

Restée elle-même, envers et contre tout
Ce qui frappe, c’est que malgré le parcours, les succès, les épreuves parfois invisibles, Coline est restée profondément humaine.
Pas une humanité en vitrine, mais celle qui écoute, qui donne, qui prend le temps.
Elle ne fait pas semblant. Elle ne joue pas un rôle. Elle incarne ce qu’elle transmet.
Dans un monde où les apparences prennent souvent le dessus, elle continue de croire en l’authenticité, en la sincérité des liens, en la puissance de la voix comme outil de transformation — pas seulement vocale, mais personnelle.
Et maintenant ?
Aujourd’hui, elle continue d’enseigner avec la même ferveur, toujours en quête de nouvelles pédagogies, de méthodes plus claires, plus accessibles, pour que chaque élève reparte un peu plus libre.
Parce que, pour elle, la voix n’est pas qu’une technique. C’est une clé. Une ouverture vers soi. Vers l’autre. Une façon de dire au monde : “Je suis là, j’existe, et ma voix compte.”
Et si vous tendez l’oreille, vous l’entendrez peut-être vous souffler quelque chose d’essentiel.
Quelque chose comme un souffle d’âme.
COLINE METRA
Coach Vocal & Professeure de Chant
Instagram : @coline.metra
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Brech / Auray
+33.06.12.83.17.75
metracoline@gmail.com
Découvre aussi, L’exposition « In Search of Elsewhere » de Steve McCurry à la Polka Galerie à Paris, présente les plus grands succès de l’artiste.
Paroles de renard. 🦊