La sororité, un mouvement solidaire féminin

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Le club des femmes refait un retour plus qu’appréciable en pleine crise sanitaire. Les sororités luttent entre autres, contre le repli sur soi et le manque de visibilité sociétale.

Retour sur un mouvement qui a plus de deux siècles.

Le terme sororité est apparu pour la première fois au Moyen Âge. Il désignait des groupes de femmes religieuses encore régis par “l’autorité de l’homme”.

Aujourd’hui, ces congrégations sont des lieux où des femmes définissent leurs propres règles et y apportent soutient et savoirs. Ce concept est ce qu’on appelle l’empouvoirement ou empowerment. Un moyen de connaître sa valeur et de s’élever.

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La sororité et le féminisme en plein empowerment

Pourquoi rejoindre une sororité ?

Se regrouper entre femmes a en premier lieu pour but de contrecarrer le manque de visibilité sociétale. Aussi, de développer sa confiance dans ses propres compétences et accessoirement de pouvoir réseauter notamment dans le milieu professionnel.

Rejoindre une communauté solidaire et féminine peut être un moyen de se protéger du machisme persistant. Les femmes ou soeurs du groupe se réunissent dans l’optique d’échanger à travers des discussions et selon des thèmes prédéfinis leur propre réflexion. Certaines découvrent une meilleure conscience des énergies féminines. Autant que se trouver le sentiment d’appartenance à une communauté universelle et féminine. Tout simplement, être visible en tant que femme et individus à part entière dans un cadre bienveillant.

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Sororité de partage

L’engouement des sororités face à l’urgence de la situation.

S’entraider n’a jamais pris autant de sens que pendant la crise sanitaire du Covid 19. Entreprises comme particuliers se sont retrouvés impactés. En conséquence, beaucoup de personnes ont perdu leur travail et d’autres travaillent depuis leur domicile.

La séparation et les connexions humaines restreintes, l’image de la femme dans une société déjà dominée par le patriarcat ouvre le débat. La caricature de cette dernière de nouveau asservie dans une matrice. Et pourtant, la réalité de ces femmes, ne devrait prendre que plus de valeur et d’appréciation.

On assiste aujourd’hui à un développement de ces groupes d’entraide exclusivement féminins.
Les consoeurs transmettent leur expérience à travers des débats. Procurant ainsi, une entraide face à la solitude et l’invisibilité.

sororité féminine et bienveillante
la sororité féminine universelle est bienveillante

Le choix politique

Les grands discours ne suffisent pas pour combattre les stéréotypes.
En France, la première femme politique à avoir pris la parole publiquement et reprit le terme sororité est Ségolène Royal.
Pendant son discours, à l’occasion de la journée des femmes à Dijon, le 7 mars 2007, Ségolène Royal s’est approprié l’événement en éveillant les consciences.

Ne laissons plus le doute s’insinuer dans nos têtes sur nos capacités, nos légitimités, nos compétences, notre carrure, notre stature.”

 “C’est aussi dans nos têtes qu’il faut faire le ménage.””Je dis aux femmes : osez, relevez la tête, la France a besoin de vous, entreprenez, assumez vos responsabilités, prenez toute votre place, nous en avons besoin toutes ensemble.” 

“Liberté, égalité, fraternité, aujourd’hui à Dijon, j’en appelle à la sororité”, a-t-elle déclaré.

Ségolène Royal – extrait Discours le 7 mars 2007 à dijon

Outre-Atlantique, Barack Obama s’est quant à lui entouré de femmes. Après avoir remarqué pendant les réunions avec son staff que ses collaboratrices répétaient les derniers commentaires de leurs collègues féminines.
En effet, dès lors qu’elles prenaient la parole, ses dames citaient la précédente avant de poursuivre leur déclaration.

Barack Obama a découvert que ses associées s’étaient décidées à s’entraider entre femmes pour mieux se faire entendre. Une technique d’amplification de la parole au service de la bonne cause.

“si une femme propose une idée et qu’elle n’a pas été reconnue, une autre femme la répète et crédite sa collègue pour l’avoir suggérée.”

d’après le Washington Post

Ainsi, ce processus judicieux, rendait impossible de feindre les initiatives de ces femmes, et surtout de les voler.

Paroles de Renard.

Big Volpone

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